À retenir
- L’information a été révélée par Zinfos974 ; Le Quotidien indique l’avoir vérifiée.
- Les pertes sont estimées à environ 60 000 euros par ces deux médias.
- Des faits similaires ont touché plusieurs centaines de magasins dans l’Hexagone le 12 octobre.
À Saint-André, des stocks de surgelés perdus
Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026, les installations frigorifiques du magasin auraient été piratées. Selon Zinfos974, les températures auraient dépassé 50 °C, entraînant la perte des produits surgelés. Le Quotidien, qui précise avoir vérifié l’information, rapporte également un préjudice estimé à 60 000 euros.
Imaz Press consacre également un article à cette attaque, en citant les informations de Zinfos974.
Le 12 octobre, des centaines de magasins touchés dans l’Hexagone
Le cas du Leader Price de Saint-André fait écho à une attaque de grande ampleur survenue dans l’Hexagone. Selon BFMTV, qui a recueilli les déclarations des distributeurs, 300 magasins Intermarché et Netto, ainsi que moins d’une centaine de magasins U, ont été affectés le 12 octobre.
Les pirates auraient détourné la fonction de dégivrage des installations pilotées par des systèmes Danfoss, en imposant un fonctionnement prolongé avec une consigne à 50 °C. Résultat : des marchandises fraîches et surgelées devenues impropres à la vente, avec des pertes importantes dans plusieurs établissements.
La concordance des dates et les effets rapportés rapprochent ces événements. Elle ne permet toutefois pas d’affirmer que les mêmes auteurs ont visé le Leader Price de Saint-André, comme le souligne également Zinfos974.
Comment peut-on « pirater un congélateur » ?
Le point d’entrée n’est pas nécessairement chaque appareil, mais le système informatique qui supervise l’installation : températures, alarmes ou cycles de dégivrage peuvent être gérés depuis une interface accessible à distance.
Ces outils facilitent la maintenance. Lorsqu’ils sont insuffisamment protégés, ils peuvent aussi offrir une prise sur le fonctionnement du froid. Le CERT-FR, dans une alerte publiée le 12 octobre et actualisée le 16 octobre, signale de nombreuses compromissions de contrôleurs Danfoss, Copeland et Dixell.
La méthode utilisée à Saint-André reste à établir : les éléments cités ne permettent pas de déterminer quel accès ou quelle vulnérabilité a été exploité.
Des failles connues
Le 9 août 2026, les chercheurs de Team82, chez Claroty, avaient publié une étude sur plusieurs vulnérabilités du contrôleur Danfoss AK-SM 800A. Le fabricant avait diffusé un correctif.
L’existence de ces failles ne prouve pas leur exploitation dans le magasin réunionnais. Elle montre néanmoins pourquoi la sécurité des commerces ne peut pas se limiter aux caisses et aux ordinateurs de bureau.
Le sujet concerne aussi les équipements techniques
Pour les entreprises réunionnaises utilisant des installations connectées, la question est concrète : qui peut accéder à leurs réglages, et avec quelles protections ?
Le CERT-FR recommande notamment de supprimer l’exposition directe des interfaces de gestion sur Internet, de sécuriser les accès distants et de tenir les équipements à jour. Il avertit qu’une simple remise à zéro peut laisser un appareil vulnérable si les conditions qui ont permis l’intrusion restent présentes.
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