À retenir
- Plus chaud : des températures supérieures aux normales sont attendues d’octobre 2026 à mars 2027.
- Plus pluvieux au départ : les cumuls seraient supérieurs aux normales d’octobre à décembre, puis proches des normales de janvier à mars.
- Pas de répit garanti côté cyclones : une saison moins active dans le bassin ne signifie pas que La Réunion sera moins exposée.
Ces tendances ont été établies par les services météorologiques réunis aux Seychelles du 15 au 18 septembre, lors du forum régional SWIOCOF-15. Elles ont été relayées par la Commission de l’océan Indien dans un communiqué publié le 6 octobre.
Moins de cyclones ne veut pas dire moins de risque
Pour la saison de novembre 2026 à avril 2027, les experts prévoient une activité cyclonique nettement inférieure à la normale dans le sud-ouest de l’océan Indien.
Mais le nombre de cyclones et le risque pour une île sont deux choses différentes. Les trajectoires devraient davantage s’orienter vers le sud. Le risque qu’un système touche les côtes serait réduit pour Madagascar et le Mozambique, mais resterait proche de la normale pour les Mascareignes, dont La Réunion.
L’île en a fait l’expérience récemment : Batsirai en 2022, passé au large mais accompagné de pluies exceptionnelles, puis Belal en 2024 et Garance en 2025, qui l’ont directement touchée, rappellent qu’un seul cyclone peut suffire à marquer durablement un territoire.
La chaleur, le signal fort de l’été
Les températures devraient rester au-dessus des normales pendant les deux trimestres étudiés, dans l’ensemble de la région.
Le rapport souligne aussi un risque fortement accru de températures exceptionnellement élevées. Des records pourraient être battus, sans que cela constitue une certitude ni une prévision précise pour chaque commune.
Pour la pluie, deux périodes à distinguer
À La Réunion, les prévisions privilégient :
- Octobre à décembre 2026 : des précipitations supérieures aux normales.
- Janvier à mars 2027 : des précipitations proches des normales.
Plus de pluie ne veut pas dire de la pluie tous les jours. Ces perspectives portent sur des cumuls de trois mois, pas sur leur répartition quotidienne. Elles ne permettent donc pas d’annoncer une pluie régulière ni d’exclure des épisodes intenses lorsque le cumul prévu est proche de la normale.
Ce qu’il faudra suivre
Les experts s’appuient notamment sur un épisode El Niño, qui devrait rester fort au cœur de la saison des pluies, et sur l’évolution des températures de l’océan Indien.
La fin de saison cyclonique, au-delà de février, reste plus incertaine. Une actualisation des perspectives est annoncée pour le 28 octobre 2026. Ces tendances régionales doivent être complétées par les prévisions et bulletins locaux de Météo-France : elles ne remplacent pas les alertes lorsque survient une menace.
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