À retenir
- La pauvreté est 2,3 fois plus fréquente à La Réunion que dans l’Hexagone.
- Seulement 50 % des personnes en âge de travailler occupaient un emploi en 2023.
- Toutes les communes de l’île affichent un taux de pauvreté supérieur à celui de l’Hexagone.
Les faits : l’emploi et les salaires pèsent sur les revenus
Une partie de la réponse se trouve dans l’accès au travail. En 2023, seule la moitié des personnes en âge de travailler occupait un emploi à La Réunion : une proportion inférieure de 19 points au niveau national.
À cela s’ajoutent des salaires plus faibles dans le secteur privé. L’Insee identifie ces difficultés comme des facteurs expliquant le faible niveau de vie des habitants.
Les prestations sociales occupent, en contrepartie, une place plus importante dans les ressources des ménages : 14,7 % du revenu disponible, contre 4,9 % dans l’Hexagone.
Le contexte : une même île, des situations très différentes
La moitié des Réunionnais dispose d’un niveau de vie inférieur à 19 110 euros par an, soit une médiane 26 % plus basse que dans l’Hexagone.
Ce n’est pas un salaire : cet indicateur prend en compte les revenus après impôts, prestations sociales comprises, rapportés à la composition du ménage.
Les écarts sont aussi géographiques. À Salazie, 53 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. À Cilaos, ils sont 49 %, et à Sainte-Rose, 48 %. Au total, neuf communes dépassent les 40 %.
À La Possession, le taux est nettement inférieur, à 24,8 %. Il reste néanmoins au-dessus des 15,9 % observés dans l’Hexagone.
Pourquoi c’est important
La pauvreté réunionnaise ne correspond pas à un seul profil de ménage.
Lorsque le référent fiscal a 75 ans ou plus, le taux atteint 39 %, environ quatre fois celui de l’Hexagone. Elle concerne également 26,2 % des ménages propriétaires de leur logement, contre 47,4 % des locataires.
Derrière le chiffre régional, les difficultés prennent donc des formes différentes selon l’âge, le logement et le territoire.
La limite à garder en tête
Cette étude décrit 2023, pas la situation actuelle. La méthode statistique a également changé : les résultats ne sont pas directement comparables à ceux des années précédentes.
Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur et la répartition de la pauvreté, mais pas d’affirmer, à eux seuls, qu’elle augmente ou diminue.








